Caté Sympa

Caté  Sympa

3 LE COEUR DU COEUR

LE CŒUR DU CŒUR

 

Un ange visita un jour un spéléologue prénommé Théophile. Celui-ci s’entendit faire une proposition bien particulière : visiter son propre cœur. Théophile accepta.

 

Il choisit de pénétrer à l’intérieur par une faille qui datait de fort longtemps. Une blessure d’enfance l’avait provoquée et expliquait son apparente vulnérabilité. Au bout de la fissure, Théophile arriva dans une zone morcelé par des brisures. Elles étaient la conséquence de toutes les déceptions, de tous les chagrins endurés, et dont il n’avait voulu tirer aucun enseignement. Mais ces fentes avaient leur utilité : elles permettaient à l’ensemble du cœur de mieux s’oxygéner. Dans ce voisinage, certaines parties étaient desséchées, à cause de quelques manœuvres tentées pour se préserver de la souffrance. Le spéléologue, impressionné, continua son aventure.

 

Il traversa une zone recouverte de calcaire. C’est là que le cœur avait stocké tout ce qui l’avait inutilement encombré: tentation de la richesse, de pouvoir, d’excessive sécurité, d’hypocrisie… C’est là aussi que coulaient des eaux tumultueuses, par suite d’une inondation de préoccupations inutiles.

 

En suivant le cours de l’eau, Théophile arriva dans la région des grottes. La première était creusée dans une roche tendre, imbibée de tout l’amour donné et reçu. Ses parois avaient des formes harmonieuses. Elles avaient été modelés par les événements, les heureux et les difficiles aussi. On y ressentait un grand sentiment compassion, de générosité. De là, le spéléologue put passer dans la grotte aux trésors, dont les parois étaient recouvertes de pierres précieuses, aux tailles et aux couleurs multiples. Certaines brillaient de mille feux. D’autres étaient restées ignorées, recouvertes d’une poussière qui ternissait leur éclat.

 

Poursuivant sa prospection, Théophile arriva enfin au cœur du cœur. Et ce qu’il vécut là dépassa tout ce qu’il avait pu imaginer. Il se trouva dans un espace baigné d’une douce lumière. Un espace dont on ne pouvait définir les limites. Un espace à la fois intime et infini. Profondément bouleversé, Théophile accueillit toutes sortes de sensations, d’émotions et de sentiments : chaleur et fraîcheur, désir, joie, sérénité, enthousiasme, plénitude et communion. CAR CE LIEU ETAIT PRESENCE.

 

Théophile sut qu’il touchait là au plus grand mystère de la vie, de l’amour. Le temps était suspendu… Ce fut l’ange qui dut le ramener là d’où il venait. Depuis lors, Théophile poursuit sa route. Il garde bien les pieds sur terre, ou même sous la terre.

 

Mais son cœur est dans le ciel…

 

Auteur inconnu



05/08/2013

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