Caté Sympa

Caté  Sympa

5 LA CONFESSION

La miséricorde de Dieu

 

Avant de préparer notre confession et de réfléchir sur nos péchés, méditons sur la miséricorde de Dieu avec un extrait du petit journal de Sœur Faustine (cinquième cahier note 1485) qui a été canonisé par Jean Paul II.

 

Conversation de Dieu miséricordieux avec l’âme pécheresse.

 

- Jésus: Ne redoute pas ton Sauveur, âme pécheresse, c'est moi qui fais les premiers pas, car je sais que tu n'es pas capable par toi-même de t'élever jusqu'à moi. Enfant, ne fuis pas ton Père, veuille entrer en conversation, seul à seul, avec ton Dieu de miséricorde qui veut lui-même te dire une parole de pardon et te combler de ses grâces. Oh! Combien ton âme m'est chère. Je t'ai inscrite sur mes mains. Et tu t'es gravée en mon cœur d'une profonde blessure.

- L'âme: Seigneur, j'entends Ta voix qui m'appelle afin que je m'écarte du mauvais chemin, mais je n'en ai ni le courage ni la force.

- Jésus: Je suis ta force, je te donnerai le pouvoir de lutter.

- L'âme: Seigneur, je connais Ta sainteté et je Te redoute.

- Jésus: Pourquoi redoutes-tu, mon enfant, le Dieu de miséricorde? Ma sainteté ne n'empêche pas d'être miséricordieux pour toi. Regarde, âme, c'est pour toi que j'ai institué le trône de la miséricorde sur la terre, ce trône c'est le tabernacle, et de ce trône de miséricorde, je désire descendre en ton cœur. Regarde, aucune suite ne m'entoure, aucun garde, tu as accès à moi à tout moment, à chaque heure du jour je veux parler avec toi et je désire t'accorder des grâces.

- L'âme: Seigneur, je redoute que Tu ne me pardonnes pas un si grand nombre de péchés, ma misère me remplit de frayeur.

- Jésus: Ma miséricorde est plus grande que ta misère et celle du monde entier. Qui a pris la mesure de ma bonté? Pour toi je suis descendu du ciel sur la terre, pour toi je me suis laissé clouer à la croix, pour toi j'ai permis que mon très saint cœur soit ouvert d'un coup de lance et je t'ai ainsi ouvert la source de miséricorde; viens et puise les grâces de cette source avec le vase de la confiance. Je ne rejette jamais un cœur humble, ta misère a sombré dans l'abîme de ma miséricorde. Pourquoi devrais-tu te disputer avec moi au sujet de ta misère? Fais-moi plaisir, abandonne-moi toute ta pauvreté et ta misère et je te comblerai d'un trésor de grâces.

- L'âme: Tu as vaincu mon cœur de pierre, ô Seigneur, par Ta bonté: et voici qu'avec confiance et humilité je m'approche du tribunal de Ta miséricorde, absous-moi Toi-même, par la main de celui qui tient Ta place. Ô Seigneur, je sens comme la grâce et la paix se sont déversées en ma pauvre âme. Je sens que Ta miséricorde, Seigneur, m'a envahie de part en part. Tu m'as plus pardonné que je n'aurais osé l'espérer ou même que je n'étais capable de le penser. Ta bonté a surpassé tous mes désirs. Et maintenant je T'invite en mon cœur, saisie de reconnaissance pour tant de grâces. Je m'étais égarée comme l'enfant prodigue quittant le droit chemin, mais Tu n'as cessé d'être un Père pour moi. Multiplie en moi Ta miséricorde, car Tu vois combien Je suis faible.

- Jésus: Enfant, ne parle plus de ta misère, car je l'ai déjà oubliée. Écoute, mon enfant, ce que je désire te dire: blottis-toi dans mes plaies et puise à la source de vie tout ce que ton cœur peut désirer. Bois à longs traits à la source de vie et tu ne t'arrêteras pas en chemin. Contemple l'éclat de ma miséricorde et ne redoute pas les ennemis de ton salut. Rends gloire à ma miséricorde.

 

On peut également prier Marie pour qu’elle nous obtienne la miséricorde de son fils.

 Histoire : Jésus se promène dans le Paradis et va dire à Pierre : «  je t’ai laissé les clefs mais attention à ne pas faire rentrer n’importe qui, j’ai croisé des gens peu recommandables ». Puis quelques jours plus tard, il va redire à Pierre de faire attention à qui il laisse entrer au Paradis car il a encore rencontré des personnes peu recommandables. Pierre lui réponds : « je n’y peux rien et toi non plus ». Jésus rétorque : « comment ça, moi le Dieu tout puissant je ne peux rien ? » Pierre dit : «  non, car moi je ferme la porte, mais ta Maman ouvre la fenêtre ».

 

Enfin, on peut méditer sur un passage de l’Evangile au choix :

  • La parabole du «  fils prodigue » dont le centre est « le père Miséricordieux » qui guette le retour de son fils, comme Dieu guette notre approche à la confession.
  • Le Bon Larron sur la croix qui se repent et  à qui Jésus dit qu’il sera ce soir au Paradis. Il devait avoir commis des gros péchés pour avoir ce châtiment, mais un moment de repentir sincère auprès de Jésus a suffit pour obtenir le paradis.
  •  Marie Madeleine, grande pécheresse, qui après avoir gouté à la miséricorde de Dieu devient une sainte et à le courage d’accompagner Jésus au calvaire.

 

Sacrement de réconciliation

 

La confession n’est pas toujours facile. Beaucoup hésitent à faire le pas. Ils restent au seuil de leur âme sans jamais entrer au plus profond d’eux-mêmes, là où Dieu les attend. Les points ci-dessous et les textes précédents sont là pour nous aider à franchir le pas.

A quoi ça sert ?

 

Il est bon de se confesser régulièrement, car on reçoit la force contre ses mauvaises habitudes et ses paresses spirituelles, la paix intérieure (fruits de la grâce de l’Esprit Saint), la vraie humilité chrétienne qui est un rempart contre le Tentateur, la connaissance de soi et de ses blessures, une participation plus fructueuse à l’Eucharistie, une réelle effusion de l’Esprit Saint, la possibilité de recevoir des conseils en vue de progresser dans la pratique de la charité.

 

Quelques réponses aux objections les plus courantes

  • De toute façon, je n’ai rien  à me reprocher.

Cette affirmation est un mensonge qu’on se fait à soi-même pour éviter d’avoir à regarder la réalité en face. Nous nous abusons et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour remettre nos péchés et nous purifier de toute injustice.

 

  • La confession est humiliante et aliénante.

Jésus, par l’intermédiaire du prêtre, est là pour relever le pécheur, non pour l’écraser et lui jeter la pierre. La confession n’entretient pas le remords, mais elle efface le péché et ainsi elle rend la paix à l’âme. De plus, le prêtre a confessé d’autres personnes avant nous et il continuera après nous, il a donc « l’habitude » d’entendre des choses honteuses.

 

  • Je n’ai pas envie de me confesser, cela ne me dit rien.

Pas envie, certes, mais plus le besoin est grand, plus il faut surmonter le manque d’envie et la honte de son péché, pour éviter de continuer à porter ses fautes comme un lourd fardeau. La confession nous libère définitivement de nos fautes, elle nous permet de repartir en laissant notre fardeau derrière nous. On repart avec un cœur léger, car on sort d’un bain spirituel.

 

  • Je me confesse directement avec Dieu

Pour être certain que Dieu nous a réellement pardonnés, nous avons besoin d’un signe venant de Dieu, c’est le sacrement de la réconciliation. C’est jésus qui a donné ce pourvoir lorsqu’il a dit aux Apôtres : «  Remettez les péchés. Ceux à qui vous les pardonnerez, ils seront pardonnés. Ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus » (Jn 20, 23)

 

  • Je retombe toujours dans les mêmes fautes

Peut être, mais sans la confession, vous auriez commis sans doute des fautes plus graves. En effet, la grâce de la confession est d’effacer les péchés, mais aussi de donner lumière et force pour éviter de tomber plus bas et pour progresser vers un amour plus parfait de Jésus.

 

La préparation à la confession

 

L’examen de conscience

Prenons le temps de regarder notre vie avec ses péchés et ses mauvaises habitudes, en ayant une grande confiance dans la miséricorde de Dieu. Il faut éviter deux excès :

- une conscience amoindrie qui a perdu au moins partiellement le sens du péché, ou qui dissimule les péchés graves ;

- une conscience scrupuleuse qui se perd dans le détail de péchés parfois imaginaires.

 

La contrition

C’est la souffrance d’un cœur qui regrette ses fautes, pas tant par crainte du châtiment, que par la douleur d’avoir blessé l’amour du Père. Sans contrition sincère, le pardon ne eut être donné, parce que l’orgueil de l’homme fait obstacle à la Miséricorde de Dieu.

 

Histoire : Une personne vient se confesser au Curé d’Ars. Pendant qu’il dit ses péchés, Le Curé d’Ars se met à pleurer. La personne demande alors au Curé d’Ars pourquoi il pleure, en pensant qu’il est choqué par les péchés qu’il entend. Il répond : je pleure car vous, vous ne pleurez pas vos péchés.

 

Déroulement de la confession

 

  • On commence par un signe de croix. On essaye de donner approximativement la date de la dernière confession, et éventuellement on se présente rapidement au prêtre
  • Ensuite on avoue ses fautes. Le prêtre est tenu au secret absolu vis-à-vis de ce qui relève de la confession.
  • Le prêtre peut donner des conseils pour progresser et ne pas retomber dans les mêmes fautes
  •  Puis, on récite l’acte de contrition

« Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplait. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »

  • Après, le prêtre donne l’absolution des péchés
  • Enfin, le prêtre donne une pénitence à effectuer pour faire réparation des péchés commis

 

REPERES POUR L’EXAMEN DE CONSCIENCE

 

Les péchés peuvent être répartis en trois catégories :

1)    Les péchés commis contre Dieu

2)    Les péchés commis contre son prochain

3)    Les péchés commis contre soi-même

 

1 Je reconnais que j’ai péché envers Dieu :

«  Tu aimeras le seigneur ton Dieu, de toute ton âme et de tout ton esprit »

- Est-ce que j’aime Dieu ?

- Est-ce que je cherche à lui montrer que je l’aime en priant ou en faisant des actes d’amour pour Lui ?

 

«  Quand vous priez, ne rabâchez pas comme des païens »

- Quand je prie, est-ce que je parle à Dieu comme à quelqu’un que j’aime, ou bien, est-ce que je rabâche des prières ou des chants sans penser à ce que je dis ?

 

« Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique »

- Est-ce qu’à la messe, j’écoute avec attention la lecture de la parole de Dieu ?

- Est-ce que, lorsqu’une Parole de Dieu me parle, je fais un effort pour la vibre chaque jour ?

 

«  Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang aura la Vie éternelle »

- Est-ce que j’essaie de vivre la messe comme une rencontre avec Jésus ?

- Est-ce que je suis attentif à lui lorsque je l’ai reçu dans l’Eucharistie ?

 

2. Je reconnais que j’ai péché envers les autres :

«  Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

- Est-ce que j’aime mes parents, mes frères et sœurs en obéissant, en rendant service, en leur faisant plaisir, en acceptant de prêter mes affaires ?

 

«  Vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres »

- Est-ce que j’accepte de rendre service, même quand cela me gêne ?

 

« Que votre oui, soit oui »

- Est-ce que je dis toujours la vérité ?

- Est-ce que je triche ?

 

« Heureux les artisans de paix »

- Est-ce que j’essaie de ne pas me bagarrer, de ne pas provoquer des bagarres ?

 

«  Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés »

- Est-ce que je critique les autres ?

- Est-ce que je me moque des autres ?

 

«  Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

- Est-ce que je pardonne à ceux qui m’ont fait du mal ?

 

3. Je reconnais que j’ai péché envers moi-même

« Mauvais serviteur, paresseux »

Est-ce que développe les talents que j’ai ?

 « Celui qui s’élève sera abaissé »

- Est-ce que je me vante ?

- Est-ce que je recherche toujours la meilleure place ?

 

« Soyez toujours joyeux »

- Est-ce que je me renferme sur moi ?

- Est-ce que je boude ?

 

 



05/08/2013

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