Caté Sympa

Caté  Sympa

6 LE CHAPELET

COMMENT RECITER LE CHAPELET ?

« Le Rosaire représente un jardin de roses offert à Marie, un ornement de son image, un symbole de ses grâces. » Pie XII

 

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Signe de croix

Enoncer les intentions du chapelet

1 Je crois en Dieu

1 Notre Père

3 Je vous salue Marie

1 Gloire au Père

 

Enoncer le premier mystère

1 Notre Père

10 Je vous salue Marie

1 Gloire au Père

1 Ô mon doux Jésus

 

Enoncer le deuxième mystère …

 

 

Signe de croix

 

 

 

 

Les mystères joyeux

1)      L’Annonciation (fruit du mystère : l’humilité)

L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une vierge du nom de Marie : « Salut, Pleine de grâce ! Le Seigneur est avec toi. » Lc 1, 26-28

 

L’extraordinaire humilité de Marie attire l’abaissement infini d’un Dieu encore bien plus humble qu’elle. C’est dans cette humilité que réside son mérite, puis dans sa foi totale en la parole de l’ange. Par ces deux vertus conjuguées, Marie s’est rendue plus proche de son Fils qu’en lui donnant la vie humaine.

 

2)      La Visitation (fruit du mystère : L’amour du prochain et un plus grand esprit de partage)

Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, elle sentit l’enfant tressaillir en elle et, remplie de l’Esprit Saint, elle s’écria : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni aussi est le fruit de ton sein ! » Lc 1, 41-42

 

A partir de l’instant où le Verbe (Jésus) s’incarna en elle, Marie aurait pu rester dans une extase perpétuelle et se replier sur sa joie. Au lieu de cela, elle marche 150 km pour venir aider sa cousine Elisabeth qui va bientôt accoucher. Le même Esprit qui pousse Marie vers sa cousine poussera, 30 ans plus tard, Jésus vers Jean Baptiste. L’Esprit Saint est un Dieu de mouvement, oui, de mouvement d’amour.

 

3)      La Nativité (fruit du mystère : l’esprit de pauvreté, la confiance en Dieu)

Pendant qu’ils étaient à Bethléem, Marie mit au monde son fils premier né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une crèche, car il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie. Lc 2, 6-7

 

Le mystère de Noël, c’est le mystère du Dieu invisible et tout-puissant qui, pour nous, se rend visible et vulnérable en la personne d’un petit enfant. Cette vulnérabilité d’amour et cette humilité étonnantes, qui se retrouvent dans l’Eucharistie, ne sont pas fortuites. Elles font partie de l’être intime du Dieu d’amour. Hélas !pour un tel Dieu, il n’y a pas de place à l’hôtellerie des hommes.

 

4)      La Présentation de Jésus au Temple (fruit du mystère : l’obéissance et la pureté)

Ses parents portèrent l’Enfant Jésus à Jérusalem pour l’offrir au Seigneur…Siméon le reçut dans ses bras et bénit Dieu. Lc 2, 22, 28

 

Marie a voulu accomplir toute justice et s’astreindre à la loi commune de la purification au Temple. Les impurs, eux, ne peuvent porter ce joug de l’obéissance d’amour, car elle implique le renoncement à soi-même et la communion au regard de Dieu qui fait voir toute chose sous l’angle de ses fins dernières. Comment peut-on devenir pur ? D’abord en comprenant que la pureté selon Dieu est un charisme (don particulier de la grâce accordé par l’Esprit Saint à certains pour le service de la communauté) de l’Esprit Saint. Comme tous les charismes, il faut s’y disposer par une prière persévérante, les secours de l’Eglise et l’esprit de vraie pénitence. Sans oublier que le signe premier de l’Esprit Saint en nous est une paix calme et joyeuse qui n’est pas faite de main d’homme.

 

5)      Le Recouvrement de Jésus au Temple (fruit du mystère : la recherche de Dieu en toutes choses)

Alors qu’il avait 12 ans, Jésus resta à Jérusalem après la Pâque…Ses parents ne s’en aperçurent pas…Après trois jours, ils le retrouvèrent au Temple au milieu des docteurs. Lc 2, 42-43, 46

 

En restant au Temple à l’insu de ses parents, Jésus sait qu’il leur porte un coup terrible. Ce n’est pas temps son absence qui les angoisse que le caractère apparemment absurde de cette absence : « Pourquoi nous as-tu fait cela ? » Oui, pour quelle raison cette épreuve ? Parce que le Père le veut, parce que toute foi doit un jour être purifiée et fortifiée, parce que tout amour fou de Dieu doit se vivre par-delà la souffrance et l’absurde, dans une remise totale de soi-même entre les mains du Père.

Marie s’en souviendra pendant les 3 jours de la Passion.

Les mystères lumineux

1)      Le Baptême de Jésus (fruit du mystère : la vocation à la sainteté)

Jean déclara à propos de Jésus : « J’ai vu l’Esprit descendre sur lui, tel une colombe, et y demeurer… C’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint ! » Jn 1, 32-33

 

L’Agneau de Dieu, discerné par Jean Baptiste, n’était pas immédiatement reconnaissable à ses contemporains, surtout au tout début de sa vie publique. Il venait d’une région éloignée et de mauvaise réputation (Jn 1, 46). Il n’avait pas fréquenté les grands rabbis de Jérusalem et sa parenté semblait plus que modeste. C’est cet homme que l’Esprit Saint et le Baptiste mettent en pleine lumière au moment de son baptême.

 

2)      Les Noces de Cana (fruit du mystère : l’intercession de Marie)

La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »… Elle prévint les serviteurs : «Faites tout ce qu’il vous dira. »…C’est à Cana que pour la première fois Jésus manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. Jn 2, 3…11

 

Le changement de l’eau en vin à Cana fut le premier miracle officiel de Jésus. L’apôtre Jean, qui est le seul à le relater, débute son récit par ces mots : « Le 3e jour, il y eut des noces »(Jn2, 1). Cette référence au 3e jour jette une lumière pascale sur l’événement. A l’arrière plan du premier miracle de Jésus, on peut déjà entrevoir l’annonce de son dernier miracle : celui de sa propre résurrection le 3e jour. Cette résurrection anticipe la nôtre au dernier jour du monde. A Cana, nous sommes donc déjà dans la lumière joyeuse de Pâques.

 

3)      L’Annonce du Royaume de Dieu (fruit du mystère : la conversion et l’annonce de l’Evangile)

Parcourant la Galilée, Jésus proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait toute maladie. Mt 4, 23

 

Dans le Notre Père, après avoir demandé que le nom du Père soit honoré, Jésus nous fait prier pour l’extension du Royaume. C’est l’affaire de tout être disposé à faire bon accueil à l’amour de don et de pardon. Ainsi, on ne devient pas apôtre à force de paroles persuasives, mais de puissance d’Esprit (1 Co 2, 4). Le messager de Dieu est un signe qui fait mystère.

 

4)      La Transfiguration de Jésus (fruit du mystère : la contemplation)

Jésus fut transfiguré devant eux et son visage se mit à briller comme le soleil… Pierre dit alors : « Seigneur, il nous est bon d’être ici. Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » Mt 17, 2-4

 

La Transfiguration pourrait tout aussi bien s’appeler l’Illumination de l’humanité originelle et de l’humanité à la fin des temps. Elle nous donne à voir quelque chose de l’être surnaturel de l’homme, d’abord dans le Christ, mais aussi dans ses deux proches témoins qui se manifesteront symboliquement à la fin des temps : Moïse et Elie (cf. Ap 11, 3). Et de quoi parlent-ils ? d’une chose qui les réjouit par-dessus tout : la proximité du salut du monde par l’offrande de Jésus en croix (Lc 9, 31)

 

5)      L’Institution de l’Eucharistie (fruit du mystère : la foi en la présence réelle de Jésus)

« Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. » Jn 6, 54

« Prenez et mangez : ceci est mon corps livré pour vous… » Mt 26, 26

 

Dans la foi de toute l’Eglise, nous pouvons chanter que Dieu est lumière, que Dieu est amour, que Dieu est notre nourriture d’immortalité. En communiant aux espèces eucharistiques, notre corps peut profiter de l’aliment sacré. Le corps de Marthe Robin ne survécut durant des années que par cette rencontre-là. En fait, dans la Communion, c’est surtout notre être intérieur qui est assimilé à Celui qui vient ainsi à nous comme un mendiant d’amour à la porte de notre cœur.

 

Les mystères douloureux

1)      L’Agonie de Jésus (fruit du mystère : le regret de nos péchés)

« Mon âme est triste jusqu’à la mort !...Père, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » Mc 14, 33, 36

 

L’agonie de l’homme est un mystère douloureux qui, directement ou indirectement, survient au cœur de toute vie : un jour ou l’autre, il faut pour de bon mourir à soi-même et à ce monde. Bien plus, il faut affronter toutes sortes de tentations de la chair révoltée et de l’âme enténébrée. Pourtant, contrairement à Jésus, l’homme n’a pas à faire face à toutes les puissances du mal déchaînées contre lui, puisque, justement, l’Amour crucifié les a définitivement vaincues : « Gardez courage : j’ai vaincu le monde ! » (Jn 16, 33). Dans nos propres agonies, si la souffrance est trop dure, souvenons nous qu’avec nous Jésus l’a endurée.

 

2)      La Flagellation (fruit du mystère : le pardon de nos sensualités)

Alors Pilate ordonna qu’on saisisse Jésus et qu’on le fasse flageller. Jn 19, 1

 

La Loi juive fixait le nombre maximum de coups de fouet à 39 : 13 coups pour la poitrine et 13 coups sur chaque épaule. Le fouet romain comportait trois lanières terminées par des osselets de plomb. Jésus a donc dû recevoir 117 coups en tout, ce que confirme le Suaire de Turin.

Les Pères de l’Eglise ont généralement considéré ce supplice subi et offert par Jésus comme une réparation pour tous nos péchés de sensualité. Mais il va de soi que ces péchés de la chair sont des péchés de notre esprit impur contre notre chair qui, par elle-même, n’est ni bonne ni mauvaise.

 

3)      Le Couronnement d’épines (fruit du mystère : le pardon de nos péchés d’orgueil)

Ayant tressé une couronne d’épines, les soldats la lui mirent sur la tête. Jn 19, 2

 

L’Eglise s’est toujours plu à mettre la Passion, et notamment le couronnement d’épines, en relation avec la description du Serviteur défiguré d’Isaïe : « Son visage est défait et son apparence méconnaissable…homme de douleurs…broyé à cause de nos péchés…mais c’est dans ses plaies que se trouve notre guérison » (Is 52, 14-53, 5). En contrepoint, il faut entendre résonner la parole tout aussi prophétique de Pilate : « Voici l’Homme ! » (Jn 19, 5). Voir cet Homme, c’est aussi voir le Père et tout son amour.

 

4)      Le Portement de la Croix (fruit du mystère : la patience dans les épreuves)

Jésus portait lui-même sa croix pour aller au lieu-dit « du Crâne », en hébreu Golgotha. Jn 19, 17

 

Dieu qui aime ses créatures ne peut se réjouir de les voir souffrir. S’il le permet, cependant, c’est que la souffrance peut devenir l’occasion d’un radical dépassement de soi et d’un amour maximum. Dans la mesure où cet amour aboutit à une remise totale de soi à Dieu, il rejoint celui du christ à sa Passion et, parce qu’il est Dieu, le Christ l’assume et lui donne une valeur rédemptrice universelle. C’est évidemment cet amour oblatif, qui se vit à l’infini dans la Trinité, qui a valeur aux yeux du Dieu Amour. Jamais la souffrance comme telle.

 

5)      La Crucifixion (fruit du mystère : le pardon et la soif du salut des âmes)

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! ». Lc 23, 24

« Père, entre tes mains je remets mon esprit ! » Lc 23, 46

Après avoir poussé un grand cri, Jésus inclina la tête et remit l’esprit. Mt 27, 50 et Jn 19, 30

 

Jésus mourut d’abord pour son Père avant de mourir pour nous : il fallait que le monde sache à quel point il aimait Celui qui l’avait envoyé en ce monde (Jn14, 31) et qui maintenant semblait l’abandonner sur la croix. Par là, il nous montrait ce qu’est la mort parfaite : un cri d’amour vers Dieu, par-delà toutes les épreuves et les haines déchaînées.


 

Les mystères glorieux

1)      La Résurrection (fruit du mystère : la foi)

« Thomas avance ta main et mets-la dans mon côté… Parce que tu as vu, tu as cru. Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu ! » Jn 20, 27-29

 

La résurrection de Jésus au matin de Pâques traduit visiblement sa victoire de la croix sur toutes les puissances de mort et de péché. Son corps ressuscité continue de porter les 5 blessures de l’amour, car, si la souffrance est à jamais éteinte, son oblation totale du Calvaire demeure et ses plaies toujours ouvertes dans la gloire en sont le signe le plus émouvant. Pensons-y lors de nos Eucharisties, en communiant par l’hostie au corps ressuscité de Jésus.

 

2)      L’Ascension (fruit du mystère : l’espérance, le désir du Ciel)

« Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Jn 20, 17

 

Dans le mystère de l’Ascension, nous voyons une chair d’homme partager de manière glorieuse la vie intime d’un Dieu pur esprit, un Dieu qu’aucune créature n’a vu ni ne peut voir. L’événement est radicalement nouveau et source d’espérance pour l’humanité : si Dieu s’est un jour abaissé jusque dans la chair, c’est pour qu’un jour toute chair soit élevée, par et dans le Christ, jusque dans son Essence incréée.

 

3)      La Pentecôte (fruit du mystère : la descente de l’Esprit Saint en nos âmes)

Avec Marie, mère de Jésus, ils persévéraient dans la prière. Tout à coup, il y eut le bruit d’un violent coup de vent et ils virent apparaître des langues de feu qui se divisèrent et se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent alors tous remplis de l’Esprit Saint. Ac 1, 14-2, 2-3

 

Accueille l’Esprit, puis fais ce que tu veux. S’il te guide et te porte, tu peux tout accomplir et tout endurer. Mais souviens-toi que la possession de l’Esprit du Christ exige la dépossession de soi. A quels signes pourras-tu reconnaître sa divine présence ? Saint Paul te le dit : charité, humilité, discernement, goût pour la prière…

 

4)      L’Assomption de Notre Dame (fruit du mystère : la grâce d’une bonne mort)

« Un grand signe apparut dans le ciel : c’est une femme revêtue de soleil et la lune sous les pieds ! » Ap 12, 1

 

Le mystère de l’Assomption nous rappelle qu’il existe, même pour les corps, un autre monde au-delà de notre monde spatio-temporel. Il est probable qu’avant le péché originel, si l’humanité naissante était restée fidèle à sa vocation royale, nos premiers parents auraient connu une fin de vie assez semblable à celle de la nouvelle Eve. Si en Marie tout peut monter jusqu’à Dieu, c’est que tout en elle est « christifié », converti au pur amour, celui-là même dont saint Paul dit qu’il ne disparaîtra jamais.

 

5)      Le Couronnement de Marie au Ciel (fruit du mystère : une plus grande dévotion à Marie)

« Douze étoiles couronnent sa tête ! »Ap 12, 1

 

La royauté de Marie lui vient de son Fils qui est « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Ap 19, 16). Dieu voulut l’élever au-dessus des anges eux-mêmes et la rendre participante à la royauté universelle de son Fils. En la couronnant ainsi, il couronnait les grâces dont il l’avait comblée. Reine de l’univers, elle est devenue dépositaire de tous les trésors de son Seigneur.

 



05/08/2013

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